Filed under: INTERACTION
ADA: “L’Amitié sans confiance, c’est une fleur sans parfum.”_ “Friendship without trust, it’s a flower without perfume”
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ADA: Comment le temps fait-il pour tourner rond dans de horloge carrée? _ How time makes it to run smoothly in square clock?
Filed under: EXPLORATION
PANTONE by TO ROCOCO ROT
ADA: ’FASE: Four Mouvements to the Music of Steve Reich’ choreography by Anne Teresa De Keersmaeker, a film by Thierry De May with music by Steve Reich, 1982
Filed under: EXPLORATION
ADA: “Many studies talk about the healthy relation of plants and music. CANTARO is a flower vase that provides music according to the plant conditions.If the plant is being watered the system looks for watery sounds,when the sun is bright the sun provided is happy and “bright”, and so on. Music becomes an indication of plant conditions. But also contrary effects can be selected (for ex.gray day-happy music) permitting different explorations and the observation of plant reactions. Because plants have their own testes experimentation and observation is suggested.”
Filed under: INTERACTION
ADA: “C’est votre Attitude, pas l’Aptitude, qui détermine votre Altitude.”_
“It is your Attitude, not Aptitude, that determines your Altitude”.
Filed under: INTERACTION
ADA: L’intuition devrait être notre première philosophie. _
The intuition should be our first philosophy.
ADA: Le plus grand secret pour le bonheur, c’est D’ABORD être bien avec soi-même._The greatest secret for happiness it’s FIRSTLY to be good with oneself.
Filed under: TEXTES EFERNO
Mes bras devant moi, j’avance et je recule contre un mur, j’avance et je recule contre le même mur, j’avance et tourne et passe à travers le rectangle d’une porte qui était ouverte et que je n’avais pas du voir, ce qui est inquiétant quand j’y pense, pas longtemps, mais c’est peut-être le cas de tout le monde. Je ne vois personne. J’oublie.
Dans l’espace gauche de mon champ de vision, rien n’apparaît, et je prédis qu’il va y avoir forcément quelque chose. Je sais faire ça moi – je sais faire.
Il y aura très bientôt quelque chose avec moi.
C’est un peu comme attendre une livraison, penser au riche avenir. Se jeter en avant.
Dans l’espace gauche de mon champ de vision, j’en apprendrai plus. J’y verrai des santons, ce sera toujours noël. J’ai aussi oublié comment je sais ça.
Je sais aussi qu’il va falloir que je trouve mon chemin. Pas question de déambuler, ce n’est pas une promenade. Je ne connais pas de dimanche et je ne sais comment faire pour aller nulle part. Autant voyager. Mais je ne suis pas sûre. Je regarde partout et sans cesse, en haut, en bas, à droite et à gauche. Je me retourne souvent et tourne sur moi-même emportée par … non, rien, je tourne, je tourne. Je circule.
Mes déplacements créent une chorégraphie périphérique.
J’ai besoin d’être sûre que rien n’en profite pour changer.
Quand je ne regarde pas.
Je ne peux pas garder l’œil sur tout. Trop de choses me sollicitent dans ce presque vide.
Un long couloir. Deux bandes autour de moi. Tout contre. C’est étroit. J’aime les couloirs. Je crois que je les aime, oui.
Je n’en suis pas sûre… Est-ce comme ça pour tout le monde ?
Lorsque le faisceau de mon regard est dirigé ailleurs, à repeindre un autre endroit, le couloir rapetisse. C’est une certitude.
J’avance tout de même. Je ne saisis pas les demi mesures, j’ai besoin de notes exactes et qu’on hausse le ton.
Je fais ce que je veux. Je veux quoi moi ? Jamais.
Je scrute, je dissèque, j’avance avec les bras devant. Des couloirs, des pièces, des endroits me dira-t-on, plus tard. On me l’a dit avant. On a du, car je le sais.
J’avance donc, un pas après l’autre, nuque raide, bras tendus. Je pourrais effectuer quelques mouvements de brasse en suivant une frise murale à hauteur d’une ligne de flottaison.
Je le fais.
Soyons fous.
Tête sous l’aisselle, mouvement du coude qui remonte. Puis bras qui tombe en tranchant l’air. Si fort, si fort qu’il en paraît épais (l’air). L’air de rien, je nage en marchant.
Mon reflet m’apparaît très souvent sur des murs sans miroirs. Je clignote. Je m’allume et m’éteins comme une lampe. Le son est celui d’un néon qui tarde à fonctionner. Un crépitement triste, qui parle déjà d’ombre. La promesse de flancher.
Dans les fenêtres que je croise, des messages s’inscrivent à mon attention. C’est pour moi, rien que pour moi, pour moi et pas pour tout le monde ?
Je n’en perçois pas le sens, mais il faut que ce soit des indices. Non ? Sinon, pourquoi ? Sinon, à quoi bon, ça doit dire quelque chose. Ça doit parler. Des exigences doivent être formulées d’une façon ou d’une autre.
Mais ça doit être pour tout le monde pareil.
VOUS ÊTES ICI.
S’il n’y avait ce sentiment…comment déjà? Obscur, s’il n’y avait ce sentiment obscur, une démangeaison, un truc qui gêne, un vide, un point de détail. Tout irait bien je crois. Tout irait comme sur (une boulette?).
Je crois que j’ai déjà fait ça je crois, et si j’avais déjà tout fait ?
Réussi ou raté ? Bien ou mal ? Suis-je déjà venue ? A la fenêtre, le paysage est totalement incohérent.
Ça va me revenir, ça va me revenir, je me suis promise ça un jour – ça s’en va – de revenir – et ça revient – que ça revienne. Je me suis promise de me souvenir aussi. C’est comme ça. Je ne vais pas m’abandonner. Je continue. Il faut que je raconte. Tous les jours on me tue.


























